03/07/2007

Di Rupo vs De Clercq

Bonjour,

Hier soir, j’ai assisté au débat pour la Présidence du PS à Pipaix.

Après une présentation du fonctionnement par Christie Morrael, un tirage au sort a été effectué. Jean-Pierre De Clercq s’est exprimé en premier puis est venu le tour d’Elio. Ensuite, les deux hommes ont répondu aux questions de l’assemblée.

Je vous livre ici mes sentiments…

Monsieur De Clercq a surtout réalisé une critique du PS, enfin pas du PS mais d’Elio. Il s’agissait plutôt d’une lutte contre un homme et non d’une lutte pour le bien du parti. En clair, le sieur De Clercq, le petit foulard rouge en soie dans la poche de veston (j’étais aux premières loges !) se veut aussi efficace qu’une poudre à lessiver, plus blanc que blanc… Un peu difficile de faire du plus  blanc que blanc quand on traîne des problèmes avec la justice… Enfin, d’après lui, la justice se trompe… Retenons pourtant qu’il n’y a jamais de fumée sans feu… Je reconnais cependant qu’il a énoncé quelques idées intéressantes : recentrage plus à gauche, rapprochement des milieux syndicaux et mutuellistes notamment. Le hic, c’est qu’à force de critiquer et de taper sur le dos des camarades, on brise. Briser est plus facile que construire et je suis convaincue que la reconstruction du PS ne peut se faire dans les mains d’un tel bonhomme, guidé par la rancœur et la haute perception de son être. Quand je lui ai demandé ce qu’il avait fait ou aurait fait pour Charleroi à la place d’Elio qu’il critique tant, la seule réponse obtenue est « Je me suis opposé à quelques camarades et j’ai tiré la sonnette d’alarme. » C’est bizarre personne n’en a parlé… et personne ne l’a écouté ! Je me souviens pourtant des jeunes carolos qui n’ont pas hésité à se mouiller, et je pense notamment à Ingrid Colicis à qui je souhaite beaucoup de succès.

Elio Di Rupo a énoncé clairement son programme et sa tristesse devant l’échec aux élections. Triste mais pas abattu. Il propose de modifier le fonctionnement et les structures du PS, de recentrer clairement les valeurs du PS à gauche et de le ramener à la première place en Wallonie. Il propose aussi d’unir les forces de chacun (militants, mandataires,…) pour redresser la Wallonie, permettre à chacun de s’exprimer dans les sections, usc, et de parler à bâtons rompus et faire respecter une éthique du comportement. Il voit le PS comme un parti de la gauche, un parti rassembleur. Son programme est chargé mais ambitieux. Une ambition réaliste. Un programme sain porté par un homme sain. C’est constructivement qu’il a répondu aux questions de chacun, en reconnaissant même avoir commis des erreurs. Nous ne sommes que des hommes.

Entre destruction et construction, vous l’aurez compris, pour ce 11 juillet, mon choix est fait !

Biz,

Alicia

Commentaires

Elio vs De Clercq Tout le problème avec Elio, c'est qu'il réagit avec un train de retard...ce qu'il propose de faire maintenant aurait du être fait avant les élections, quoique la rénovation du PS ait déjà été entamé depuis l'arrivée d'Elio à la présidence...le problème ce sont plutôt les "éléphants" locaux, qui ont peur de perdre la mainmise qu'ils ont sur leurs fédérations...Enfin on verra.....N'empêche que le simple fait qu'une personne comme De lercq ait encore la possibilité de se porter candidat à la présidence du Parti.....

Écrit par : Figaro | 03/07/2007

Je suis tout à fait d'accord avec Alicia. Si j'étais militant du PS, je voterais pour Elio Di Rupo. Jean-Pierre De Clercq symbolise les pratiques douteuses du passé (enfin, je l'espère...) et ne représente vraiment pas le renouveau du parti souhaité par ses membres.
Maintenant, il est clair qu'Elio Di Rupo a commis des erreurs et le fait qu'il les reconnaisse et qu'il souhaite arrêter son cumul des mandats sont pour moi deux preuves d'intelligence.
Mais il devrait aussi mettre de l'ordre dans le dossier Lafosse qui a encore eu droit à plusieurs articles dans la presse cette semaine. Rejeter le socialiste Pascal Lafosse du collège échevinal de Mons au profit de personnes ayant obtenu moins de voix de préférence n'est pas une preuve de démocratie... La vraie raison est qu'il reporte sur le fils son ancienne rivalité avec le père (Maurice Lafosse, ancien bourgmestre socialiste de Mons) mais c'est injuste pour les personnes qui ont voté pour lui et qui sont flouées.

Écrit par : Un petit Belge | 05/07/2007

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